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    Bonjour à tous,

    Ne pas être à jour sur son blog a des avantages. Comme lorsqu'on se lève de mauvais poils. J'admets que la tentation de râler est très très grande. Mais, aujourd'hui, je vais être plus forte que ça.

    Rahlala, mon dieu, ça me démange quand même... Non, Camille, vas-y, tu peux le faire !

    *soupire*

    *resoupire*

    Je vous ai dit que je m'étais inscrit aux Beaux Arts ? Ca y est, j'ai enfin pris la décision de me mettre un coup de pieds aux fesses et de bosser la théorie qui m'ennuie terriblement. Mais voilà, il faut parfois passer par la case théorie pour aller de l'avant, ce que j'essaie de faire avec ma peinture. J'ai envie de leur offrir une nouvelle dimension et surtout d'être moins torturée et arrêter de jeter mes toiles à la poubelle.

    Grande étape donc dans ma vie.

    Je commence cette semaine à raison de 9h par semaine. A vrai dire, je vais mourir. Je le sais déjà. Comment ? Bah, être médium a parfois de sérieux avantages. Bah oui, il en faut bien quelques uns malgré toutes les merdes qu'on se colle à gérer.

    J'admets ceci dit, que je n'ai absolument pas fait exprès de rêver d'un cours d'introduction, je crois que je stressais beaucoup, en plus du fait que je savais déjà que j'aurai pas mal de travail à fournir cette année.

    Me voilà donc en rêve lucide, à suivre le premier cours de mon professeur de peinture. Il écrivait au tableau tout le programme de l'année tandis que je tentais de le recopier à la vitesse de l'éclair.

    Le contenu est chargé à mort. On va tout revoir, toutes les bases et fondamentaux. Tout va se dérouler en différents cycles, chaque cycle comportant une énergie bien particulière et une couleur associée. Voilà aussi comment je sais que je vais en baver.

    Nous avons plus de 4 pages à traiter, chaque ligne étant une notion fondamentale.

    La première vague sera bleue et assez courte. Elle s'appelle "Se distraire." Dedans, se trouve une dizaine de points à voir.

    La deuxième vague sera la plus pénible pour moi. Elle dure l'équivalent d'une 1 page et demi plus ou moins. Cette vague n'a pas de couleur. Elle va me faire grincer les dents et faire ressortir le pire en moi. Ce sera un cycle insupportable pour moi. Mais les deux cycles qui suivent adouciront la pénibilité vécue durant cette période. Il y aura le cycle violet, puis jaune. (ou l'inverse, j'sais plus)

    Je n'ai pas encore les titres correspondants à ces cycles. Je les aurais sûrement lorsque je serai proche de les atteindre.

    Plus j'écrivais les mots sur la feuille, plus je réalisais les compétences de mon professeur, structuré, à la l'écoute, rigoureux mais ouvert.

    Je me réveille fatiguée à l'avance à l'idée de voir par quoi je vais devoir passer cette année. Mais, je suis aussi rassurée de savoir dans quoi je m'embarque. Avoir capté ces informations dans l'éther me rassure énormément. Il m'offrira des bases solides.

    Le plus difficile pour moi, sera de gérer mes difficultés et mon égo qui va forcément péter des câbles au cours de l'année, c'est évident. Je me connais trop bien. Mais, comme le jeu en vaut la chandelle, je vais donc devoir faire avec.

    Je connais mon caractère de chiotte. Ô miséricorde. Permets moi d'aller d'arriver au bout sans tout déchiqueter au passage !

    Remarque, j'ai été sympa, j'ai prévenu mon prof lors de notre entretien pendant l'inscription. Je lui ai dit que ma main était vilaine, qu'elle voulait en faire qu'à sa tête et que ma tête finissait, quant à elle, à pourrir les toiles et les jeter. Voilà. Comme ça, personne ne sera surpris de me voir froncer les sourcils et râler sur ma feuille.

    Soit.

    En attendant, la première vague sera sympa. C'est un beau cycle d'introduction.

    C'est vraiment un bon prof, le programme est très bien équilibré.

    Laissons lui une chance de me faire évoluer et de m'aider à faire ressortir aussi le meilleur en moi.

     

    Bises

     

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  • Dans le ciel

     

    Enfin lucide, profitons-en, ce rêve n'a aucun sens.

    N'ayant pas de porte à ma disposition, je pris un simple pull qui trainait sur un cintre.

    - J'appelle la porte de mon Âme, ordonnais-je en regardant le pull avant de sauter dedans, enfin plutôt, de disparaitre dedans.

    Oua, putain la vache ! Ca marche ! Même avec un pull, ça peut servir de pont dimensionnel, trop fort !

    J'étais contente, ça fonctionnait super bien. Comme quoi, la foi pouvait nous faire voyager n'importe où.

    J'arrivai sur une jolie plaine en bordure de forêt. Mon regard fut tout de suite happé par le ciel et quelques étoiles particulièrement proches et scintillantes.

    - Oh ! Tiens, mais  ça ressemble à Andromède ! Ouaip, c'est Andromède... Mais pourquoi ? M'exclamais-je. Et puis, celle-là à côté qui s'en approche, c'est qui ?

    Amusée que mon autre Moi reconnaisse les constellations de manière totalement intuitive, ma vision zooma sur l'approche de cette autre planète qui se dirigeait droit vers moi, en prenant sa place dans l'espace. Devant elle, se trouvait une superbe et magnifique entité dont je ne peux révéler l'essence.  Mais en le voyant, je sus tout de suite de qui il s'agissait.

    - Hum... Vahalla, il disait... Il ne plaisantait pas... (X), ca y est, je te vois maintenant... Et franchement, t'es pas très discret... Donc, ça y est, on y est toi et moi... c'est pour bientôt hein...

    Je le regardais en souriant. Il arrivait pour moi, pour me retrouver. Notre rencontre ne devrait plus tarder maintenant. Tout prenait place, Lui, Moi, nos énergies ensemble. Tout s'ajustait et se positionnait comme si tout avait été prévu au millimètre près.

    Je me réveillai apaisée et souris en regardant le ciel bleu.

    Ca fait quand même bizarre de se dire que tout est en train d'arriver. Encore quelques années en arrière, je n'y croyais pas... Et là... De voir les forces prendre place... Ca a quelque chose de magique et de... beau.

     

     

     


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  • Le stress qui génère

    Je me rappelle de ce rêve, il y avait cette femme en état de choc, en pleine crise alternant  arythmie et tachycardie. Elle paniquait, elle pensait qu'elle allait finir par mourir de ses problèmes cardiaques.

    Deux personnes vinrent l'assister et tentèrent de la maitriser, puis une tierce voix sortant de nulle part dit soudainement :

    - "C'est ton stress et tes angoisses qui les provoquent. A cause de ça, rien d'autre. 

    Je compris de suite qu'il me parlait, et que cette fille, c'était moi,  lorsque le soir je psychotais sur mon rythme cardiaque sans arrêt, et surtout depuis que mon père avait failli mourir à cause de ça. , je me disais sans arrêt que ça pouvait m'arriver aussi. A chaque fois que j'avais une crise d'estomac, ou que je me sentais pas trop bien, c'était le début d'une angoisse qui finissait en palpitations effrénées ou en arythmie qui me foutaient les j'tons. 

     

    Je rouvris les yeux au quart de tour.

     

    - hum... j'ai compris... Je vais m'en occuper. Je vais apprendre à me calmer et à gérer mes angoisses, il le faut, je ne peux pas continuer à me faire dominer par mes peurs, ça peut pas continuer comme ça...

     

    Depuis, un mois a passé,  et plus de crise. J'ai totalement pu arrêter de vérifier mon pouls de manière compulsive et de céder à la panique de la mort ou de ma propre déchéance. Je crois que quelque chose en moi a abdiqué. Si la mort doit venir, alors qu'elle vienne. Sinon qu'elle me foute la paix.

    Cela dit, c'est vrai que quand j'y réfléchis, ce rêve m'a vraiment aidé à mieux appréhender mes crises et à les voir autrement. Il m'a aussi permis de comprendre combien le corps était capable de se modifier sous l'emprise du stress. Aujourd'hui, je suis contente d'avoir eu le courage de dépasser cela. Ces crises étaient vraiment pénibles à gérer.

    Apprendre à gérer son stress et son angoisse est une épreuve et je suis heureuse d'avoir mes rêves pour m'aider à gérer mon quotidien.

    Même si tout le monde n'a pas le même accompagnement astral que moi, et la médiumnité pour aider à gérer ses petits tracas de la vie quotidienne, il faut prendre conscience qu'au final, ce n'est pas les autres qui font le travail à notre place, c'est nous seul.

    Nous sommes ceux qui trouvons la force d'aller au-delà, de nous dépasser, et de se dire, je peux y arriver.

    Mes angoisses m'avaient poussées à avoir un certain nombres tocs plus ou moins intempestifs, à faire des vérifications 4 fois en l'espace de quelques minutes, tout ça, tout ça... Mais voilà, à un moment, il faut comprendre que notre vie n'est pas à être commandée par nos peurs. Nous sommes plus que ça. Nous sommes plus forts que ça. Et lorsque nous en prenons conscience, nous nous retrouvons plus sereins, et plus légers aussi. Et puis, au final, nous réalisons que nous sommes capable de beaucoup de choses que nous avions oubliés quand nous étions en état de choc.

    Il nous suffisait juste de s'en rappeler. Et pour ça, il fallait essayer, il fallait le vouloir, et oser. Oser se dire "Je suis autre chose, je suis plus que ça, je vaux mieux que ça."

     

    Bises

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    Bonjour,

     

    Mon amour encore caché, nomma sa part féminine Paris. incarnée par un beau serpent femelle.

     *sifflote*, tiens, Paris, ce nom me dit quelque chose ! *souris*

    Lorsqu'il me l'annonça, il eut une tendresse infinie sur son visage, calme et serein. Il l'aimait. Tout d'elle lui rappelait constamment moi.

    - Je n'ai pas trouvé d'autre nom qui te correspondait le mieux, me dit-il, timide et fier d'avoir trouvé ce qui convenait parfaitement, Paris te va si bien...

    Comme quoi, ça paie de gueuler à l'Univers la ville où j'habite, je pensais, honorée et touchée par ce nom qui, en effet, me représentait mieux que n'importe quelle autre mot possible. 

    Le problème était que je n'avais pas prévu qu'il ramènerait un serpent dans ma vie, et surtout pas une femelle, et encore moins qu'elle soit en mauvais état. Paris arrivait à un stade critique, maigre et squelettique au niveau de l'estomac, elle commençait à se décomposer littéralement. Dans ses mains, elle semblait aller pourtant bien et était maniable avec une telle aisance qu'elle me surprit. Mais là elle semblait si délaissée...

    - Tsk.... Je n'avais pas du tout prévu qu'elle ferait partie de toi et que tu l'amènerais avec toi... Je ne sais pas comment je vais faire pour...

    Paris me regarda, affamée et voulut partir en chasse. Elle voulait déguerpir d'ici rapidement et retrouver un rythme d'apports énergétiques adéquate. Immédiatement, j'ouvris le canal télépathique.

    - Paris, attend s'il te plait ! Ne va pas chasser ! Si tu pars, tu ne reviendras sûrement pas ! Je n'ai pas encore la bonne nourriture pour toi, il me reste seulement des trucs ridicules que je donnais à Henri, je sais combien tu as besoin de plus, mais accepte, s'il te plait.

    - ... Sssss ..... Regarde mon état, crois-tu que je peux supporter rester ainsi ? Répondit-elle en tournant la tête vers le sol.

    Elle faisait 3m50 et franchement, la voir dans un telle état de décomposition me faisait de la peine. Je détestais voir des bêtes aussi mal en point.

    - Je sais ! Je sais combien tu as faim et combien tu souffres. Tiens, prends ça et ça ! C'est médiocre, mais je n'ai que ça pour le moment, je vais te trouver autre chose, mais en attendant, si tu dois vraiment partir chasser, promets-moi de revenir. Ne t'éloigne pas et ne pars pas pour de bon. Je te ferai un coin pour toi, je m'occuperai bien de toi, je t'achèterai tout ce dont tu auras besoin. Je vais te trouver la nourriture qu'il te faut. S'il te plait, Paris... *Soupire* Si vraiment tu tiens à chasser, juste... reviens, ok ?...

    (X) me regardait débattre avec Paris, et plus je me perdais dans mes angoisses avec elle, et plus je m'éloignais de lui.Comment allais-je faire ?... Ses besoins étaient monstrueux, mais elle était douce et compréhensive. Loin d'être agressive, elle voulait juste se sentir mieux dans son corps et faire quelque chose qui la soulagerait enfin de son manque qui la rongeait de l'intérieur.

    Plus mon stress montait et plus je sombrais dans mes pensées, fuyant en même temps (X) qui prenait conscience de l'effet dévastateur que ça avait sur moi. Alors que je comptais partir pour remettre mes pensées en ordre, il fronça les yeux, et m'attrapa d'un geste vif par les hanches, me planquant face à lui.

    Un baiser vif et fougueux tomba sur moi comme un prédateur sur sa proie. Je lâchais un murmure de plaisir. Merde. Pitié ne t'arrête pas... Il disait tout à travers son geste et ses yeux étincelants d'amour. Tout fut trop court, à mon grand regret. Hum, ses baisers étaient un brasier incarné. Ca changeait des miens qui étaient plus sensuels et doux. J'aime sa passion envers moi, le feu qu'il porte en lui à mon égard. Il relâcha ma bouche et me scruta de ses yeux affutés. Ne lâche pas mes lèvres bordel... J'ai tellement faim de toi si tu savais... 

    Sur un ton inquisiteur, il me dit de haut :

    - "H-hm, tu n'essayerais pas encore de partir loin de moi ? "

    Seigneur, là tout de suite ?... Rembrasse-moi, voilà ce que je mourrais de lui répondre. Mais au lieu de ça, ma main délicatement se posait sur son torse. Hum, c'était gênant. Le voir inquiet de ne pas pouvoir vivre avec moi le troublait et ne faisait clairement pas parti de ses plans, ni de nos plans à tous les deux d'ailleurs. Je soupirai et regardai ailleurs.

    - Et pourquoi je partirais ? Il n'y a pas de raison qu'on n'arrive pas à être ensemble non ?... Quoi ? C'est pas comme si tu ne foutais rien... Bon, tu travailles et tu gagnes ta vie, non ? (sous -entendu, tu es indépendant)

    - "Huhum, j'ai un travail, oui."

    - Et bah voilà, tu vois... Il n'y a pas de raisons pour que toi et moi, on n'arrive pas à gérer notre vie ensemble. Les charges seront alourdies mais il n'y a pas de raison qu'on n'y arrive pas.

    Franchement, me retrouver avec quelqu'un qui ne travaille pas, c'est pénible. Etant moi-même dans des projets, j'ai besoin d'un minimum de stabilité, si on est deux en mode boulet, c'est trop compliqué et bien trop stressant à mon goût de cartésienne terre à terre.

    Je me dégageais un peu de son embrasse.

    - ... Ecoute, j'avais pas prévu de l'intégrer c'est tout...  Il faut que je trouve un moyen de la soulager en t'attendant... Mais ne mélange pas tout, s'il te plait, ok ?

    Mes yeux se figèrent soudain dans le vide. A la seconde même où j'avais prononcé ces derniers mots, je savais que je les prononçais pour moi. Pour moi qui le fuyais, pour moi qui stressais de ne pas y arriver, et pour moi qui craquais littéralement. Ah.. c'était donc ça... Je mélangeais tout... Le problème n'était pas Lui, c'était ma féminité qui ne savait comment se nourrir en l'attendant. Et du coup, elle passait dans un stade critique.  

    Je me réveillai sur un coup net.

    - Bien... Bon... Bah... Euh... Voilà quoi... Que dire... Ah oui, tes lèvres... ô tes lèvres... 

     

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    La flotte et la brèche

    Assise confortablement, dans mon rêve, sur un fauteuil entrain de me faire bichonner, je suis attirée par un pan de mur sur la gauche. Il y avait cette toile qui représentait exactement l'idée de ce que je me faisais de la flotte dans le ciel hier soir. Évidemment que ma lucidité percuta au quart de tour.

    - C'est drôle ... C'est exactement comme ça que je te voyais..., je disais en admirant le vaisseau mère entourée par quelques points de lumières ici et là pour les plus petits vaisseaux, avec la ligne terrestre plus flou en dessus, et le tout, dans un joli ciel bleu épuré.

    La toile prit soudain vie. Le son était branché sur le canal du vaisseau mère. Une voix douce commentait sommairement la toile, elle venait de la flotte.

    - "Une brèche va apparaitre d'un instant à l'autre, nous allons donc devoir prendre des dispositions", me disait-elle en se synchronisant sur l'activité de la toile qui illustrait les propos, les ordres dans le fond retentissaient avec droiture et rigueur. Tout le monde savait déjà ce qu'ils devaient accomplir, et l'ensemble s'organisait comme une évidence fluide en mouvance.

    - Une... b.... brèche... ?  Ce serait peut-être pour ça qu'on m'a éjecté de la flotte hier ?... Parce qu'elle se lance en guerre ?

    A moins de 12 images par seconde, les dessins s'enchainèrent les uns à la suite des autres en saccadés, s'assurant que je percute bien l'ensemble des flux s'animant sous le message d'alerte venant d'être donné. En fonction du type de force, la toile prenait un certain code couleur avec un trait particulier, pointillé, épais, fin, tirets, double-tirets, elle fonctionnait par étapes répétitives, ce qui me permettaient de comprendre la direction des forces et d'où elles émanaient. Ainsi, je vis la brèche éclater dans leur monde, l'impact subi et la prise en charge de la puissance.

    Plus les millièmes de secondes passaient et plus je sombrais dans une panique incontrôlée.

    - Une brèche, putain, une brèche... C'est la guerre, ça y est, la guerre des mondes recommence !

    La connexion se rompit au moment où les vaisseaux se dirigèrent vers le vortex énormes qui venait d'apparaitre faisant rejaillir un faisceau lumineux.

    Je m'effondre et j'explose.

    - Putain, c'est le début d'une guerre énergétique, et personne le sait... ! Personne le sait bordel !! Qu'est-ce que je vais faire ? Non mais faut prévenir les gens, ch'sais pas ?!! Personne en a conscience de ce bordel !! Ah si !! mon oncle !! Faut que je lui en parle, faut que j'en parle à quelqu'un !! Lui y comprendra !

    Je me retournais, angoissée et paniquée au possible, et là, que vis-je ? Ma grand-mère défunte. Ca faisait de longs mois que je ne l'avais pas vu alors j'étais surprise de la voir dans cette circonstance.

    - ... Mamée !!.... C'est la guerre, la guerre !! Qu'est-ce que je dois faire ! Personne le sait ... Tout lJe dois prévenir des gens non ? ... Tout le monde s'en fout !! Tout le monde !! Ils en ont rien à foutre !

    -" Et toi, alors ?... Tu ne t'en fous pas royalement peut-être ?... Jusqu'à présent, tu ne t'ai jamais senti concerné par tout ça de toute manière... "

    Je la fixais, sa niaque n'avait pas changé, elle me connaissait si bien. Et sa voix qui m'avait tant manqué... Et puis, cette énergie de La Mère qu'elle dégageait, c'était curieux, totalement différent de ce que je ressentais d'elle dans nos dernières rencontres. Elle avait donc pu s'élever alors...

    - Oui mais, c'est sûr, j'm'en fous d'ordinaire, mais là, c'est pas pareil !! Ils m'ont tout fait voir !! Tout, Mamée, J'ai tout vu ! Comment tu veux que je ne me sente pas concernée ? Une guerre des mondes putain !!...  Qu'est-ce que je dois faire ?...  Je n'aime pas les guerres Mamée, et je ne veux pas les voir, j'veux pas... Mais là, ils... ils... *snob snob*

    Je cours vers elle, et viens l'enlacer aussi fort que j'ai pu, enfonçant ma tête sur son bidon bien renfloué, exactement comme je l'avais fait avec La Mère quand je l'avais croisée. Ressentir son énergie à travers Elle, c'était un condensé de tout ce que j'aimais et qui  me faisait du bien.

    - Qu'est-ce que je dois faire Mamée ?... je disais en pleurant, le son étouffé par les vêtements.

    Sentir son corps me serrer fort, et son amour pour moi, sentir La Mère à travers elle... C'était si aimant, si doux, et si chaleureux...

    - "Rien, il n'y a rien à faire...  Tu continues de vivre dans ton monde.... Allons allons, ma petite chérie... Est-ce que tu sais que j'ai attendu longtemps d'avoir une petite-fille comme toi ?... Hein ? Le sais-tu ? ... Comme j'étais heureuse de t'avoir ! ...."

    Je relevai mes yeux refusant de la desserrer, les larmes coulant toujours à flots le long de mes joues.

    - "Quand j'ai su que c'était toi qui arrivait, j'étais tellement heureuse ! Je l'ai su 12 mois avant..."

    - Ah oui ?...

    - "Oui, je suis tellement heureuse de t'avoir eu en petite fille... Et puis quand tu es enfin arrivée, j'ai sauté de joie ! J'étais vraiment heureuse tu sais !... "

     

    Je me réveillai dans mon lit, le ventre tremblotant, les yeux remplis de larmes.

    Ma mère m'avait toujours dit que ma grand-mère avait été particulièrement heureuse de ma naissance. Mais de l'entendre de sa bouche, me toucha. Elle m'aimait d'une force incroyable. Et j'aimais énormément ma grand-mère. Je l'aimais, et je l'aime toujours.

     


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